et le voyageur

et le voyageur
Vidéo 2017, 17mn.


Le cadre du film a pour 1er plan la matière sonore, une composition pour voix et informatique et comme arrière-plan, celui du flou, une mer de nuages. Le théâtre de nuages avance lentement, ralenti, se fixe, puis relancé par la voix, repart en sens inverse. La voix en forme de litanie prend la mesure (devant moi, au dessus de moi, à coté de moi...), pour tenter d’organiser la séparation du sujet au monde ; sans séparation, le sujet devient objet, il est aveugle au monde. Cette invitation à la distance au monde est la métaphore même de l’art.

Relecture distanciée du tableau de Caspar David Friedrich, « le voyageur contemplant une mer de nuages ».